LE CONCEPT DU FESTIVAL.
Grâce à un certain nombre de mesures prises, durant la dernière décennie, au Maroc, la télévision et le champ cinématographique nationaux ont connu une évolution remarquable :
Cette évolution notable ne saurait occulter certains manques à combler dans le champ audiovisuel marocain. Le film d’amateur (cinéma et vidéo) ne trouve pas encore d’espace dans cette configuration audiovisuelle nationale.
Au Maroc, le cinéma d’amateur n’a pas connu le même enthousiasme et la même vivacité que dans les autres pays maghrébins. La Tunisie et l’Algérie ont depuis assez longtemps fondé un espace national identifiant les cinéastes amateurs et leurs productions et offrant des opportunités pour l’échange des expériences.
Au Maroc, le cadre du cinéma d’amateurs n’a jamais été identifié de façon large et continue. La principale et dernière manifestation qui avait cette ambition était celle d’Azemour (1987) …La production des amateurs n’est, donc, pas bien connue dans notre pays ; elle reste prisonnière des archives familiales si elle n’est pas perdue à jamais.
Hier, le cinéma d’Amateurs était assez coûteux et son processus de production assez lourd, et du fait, restait à la portée d’une élite, mais, aujourd’hui, avec l’avènement de l’outil numérique et ses retombées positives sur la technologie de la production audiovisuelle, le cinéma et la vidéo d’amateurs sont devenus accessibles aux masses. Le coût, la légèreté et l’abondance des équipements nécessaires, la facilité de tournage et de montage – mixage, et la qualité des productions qu’ils permettent d’avoir...font qu’un grand nombre d’amateurs créent de façon plus ou moins avertie leurs propres films.
Pour un grand nombre de jeunes, le film d’amateurs (cinéma et vidéo) est une nouvelle façon d’approcher le cinéma et le monde de l’audiovisuel. Leur apprentissage sur le tas avec une caméra mini DV ou sur le clavier d’un ordinateur est la meilleure entrée dans la culture de l’image.
Ne serait-il pas utile pour ces amateurs d’avoir des opportunités pour présenter leurs films, échanger leurs expériences et mieux apprendre à créer et produire leurs projets de films ?
D’un autre côté, les amateurs qui ne peuvent accéder au champ de la production professionnelles, ne méritent-ils pas, au moins, d’avoir un espace d’amateur reconnu et valorisant ?
C’est dans le contexte de ces questions problématiques que se défini la conviction du ciné-club « 7ème Art » de Settat et le conseil municipal de la ville de créer un espace national pouvant créer des synergies supplémentaires pour les amateurs de la création filmique au Maroc.
La première édition a confirmé la validité de ces postulats qui fondent le concept du Festival et lui confèrent la pertinence requise.
C’est d’abord comme festival annuel que les organisateurs identifient cet espace alternatif pouvant répondre aux besoins soulignés. Un festival qui ne se limiterait pas à des projections et une compétition ponctuelle, mais qui serait l’aboutissement d’un labeur permanent à travers :
Il est à noter en fin de ce paragraphe, qu’au lieu de parler de cinéma et de vidéo d’amateurs nous parlerons de films d’amateurs. La qualité DV et la convertibilité des formats rendent les limites entre les formats cinéma et vidéo moins évidentes et le critère de distinction moins pertinent que par le passé.
LES OBJECTIFS DU FESTIVAL